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Quelques
principes de base dans la construction d'une
comptabilité analytique |
Présentation
powerpoint
Il faut tout
d’abord apporter une réponse aux trois questions
suivantes :
- Pourquoi voulez-vous
connaître les coûts de vos produits et services ?
- Les impératifs qui
vous guident dans ce travail font-ils l’objet
d’un consensus dans l’entreprise ou tout du
moins sont-ils perçus comme prioritaire par la
direction ?
- Etes-vous dans une
situation telle que vous disposez des moyens matériels
pour poursuivre l’exercice ?
Si vous désirez
approcher au mieux les coûts de vos produits, que cet
objectif est ressenti comme prioritaire par tous et que
l’information de l’organisation est fiable, il vous
faut alors répondre aux deux interrogations suivantes
En fait, ces deux
questions peuvent se ramener à une seule qui serait :
Qui ou
qu’est-ce qui consomme les ressources de
l’entreprise pour satisfaire notre clientèle ?
Dans toute
entreprise, il est possible de raisonner à trois
niveaux ; les fonctions, les tâches et les produits
finaux. Comme notre but ultime est de connaître le coût
par produit, il est nécessaire de débuter l’analyse
de l’organisation au niveau fonctions en comptabilité
analytique. Naturellement pour parvenir à ces produits
la réalisation d’un certain nombre d’opérations (tâches
ou activités) est indispensable. Ces tâches s’insèrent-elles
mêmes dans les grandes fonctions de l’entreprise.
Dans la phase de définition
des liens, certaines fonctions sont auxiliaires au cycle
de production (comptabilité, direction) et n’ont donc
aucun rapport avec les produits. Elles sont alors à répartir
(éventuellement) sur les autres fonctions opérationnelles.
Une fonction peut
se définir par plusieurs tâches (rarement une seule)
qui doivent être quantifiée obligatoirement. Des tâches
de nature identique, mais de coûts unitaires différents
peuvent se retrouver dans plusieurs fonctions. Pour
diminuer le nombre de tâches par fonction (souhaitable
mais pas critique), il faut savoir si l’on peut établir
une relation entre elles (corrélation).
Conceptuellement, il y aura par fonction autant de répartitions
qu’il y a de tâches, soit vers les produits soit vers
les autres fonctions. Comme l’objet de la répartition
est représenté par une charge d’exploitation, celle
ci pourrait intéresser plusieurs fonctions, il y aura
donc là répartition sur les fonctions.

Une fois la nature
de votre produit ou service final connu, il vous faut
savoir comment vous l’obtenez, ce qui revient à
savoir par quel détour technologique les ressources de
l’entreprise se transforment en bien ou service.
Dans tous les cas
ou il y a un "lien direct évident" entre
consommation de ressources et production il convient de
procéder à l’affectation de la charge concernée. Si
cette affectation absorbe 95% des charges du compte
d’exploitation, la question correspondant à la répartition
du solde devient très théorique et d’une utilité très
discutable.
Dans tous les
autres cas il faut :
- Connaître la date de
consommation de la charge,
-
Savoir s’il
s’agit d’une charge liée ou non à la
production et qui intéresserait un intervalle de
temps différent de celui du cycle de production (assurance,
provision pour congé, provision pour charges
exceptionnelles, provision pour frais de chauffages)
Pour toutes ces charges il faut décider soit de ne
pas les répartir, soit de ramener leur consommation
en terme de cycle de fabrication et les diviser par
rapport à ce critère.
Par exemple une périodicité
commune voudrait que l’on raisonne par mois car dans
les secteurs à fort pourcentage de main d’œuvre la
masse des charges se ramène aux salaires et on articule
les autres charges par rapport à cet intervalle de
temps. Certains services contiennent en eux cette notion
de cycle en particuliers, dans le secteur médical les
groupes homogènes de malades correspondent à des durées
de séjour différentes. En fait des produits ou
services qui ont des cycles différents sont
automatiquement différents en terme de coûts. Mais en
toute hypothèse, une durée mensuelle permets de représenter
les cycles des différents produits de l’entreprise.
Cette logique est assez simple d’application dans
toutes les activités de service : banque, assurances,
services médicaux, services publics.
Un certain nombre
de cas paraissent échapper à cette logique mensuelle,
il s’agit alors de production étalée sur des durées
plus longues tel le secteur du bâtiment. La notion de
chantier apparaît pour des durées supérieures au mois.
En fait cette notion est difficile à manipuler du point
de vue de la comptabilité analytique car un chantier
est nécessairement constitué d’un ensemble de tâches
que l’on pourrait retrouver pour tous les autres
chantiers. Dans ce cas le produit n’est pas le
chantier, mais les tâches qui le composent.
Dans
toutes les situations, il devrait y avoir une
concordance parfaite entre charge à affecter et biens
ou service réalisées.
La périodicité
du mois n’est qu’indicative et elle dépend de la
seule possibilité de récolte de l’information.
L’obtention d’un intervalle de temps inférieur est
douteux (jour ou semaine), car l’information n’est
pas généralement disponible et dans la majorité des
activité industrielles, on ne règle pas de salaires à
la journée. Par contre le cas du trimestre peut être
retenu si les tâches de production sont accomplies pour
cette périodicité.
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